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Le dispositif bancaire est assez capitalisé, d’après la Banque d’Angleterre.

Les tests de résistance montrent cependant la fragilité de RBS et Standard Chartered.

Désormais, les banques anglaises ont suffisamment assez de capitaux pour absorber un choc de taille. Les sept principales banques du pays ont réussi à leurs tests de résistance établie par la Banque d’Angleterre pour estimer la solidité du système. Les résultats ont été divulgués mardi.

« Les banques britanniques sont beaucoup plus résilientes aujourd’hui qu’elles ne l’étaient avant la crise financière », a expliqué le gouverneur, Mark Carney.

En 2014, la Banque avait spécifié l’impact d’une crise focalisée sur le marché immobilier en Grande-Bretagne. Cette année, le ton était mis sur un choc extérieur, venant des pays émergents. Le scénario prévoyait une baisse de la croissance en Chine dont les conséquences se seraient vues sur tous les marchés émergents. Elle occasionnerait une longue crise déflationniste dans la zone euro et au Royaume-Uni. Ce test était particulièrement approprié pour des établissements comme HSBC, Standard Chartered ou Barclays, bien installés à l’international et surtout en Asie.
Les banques ont corrigé leurs bilans en abandonnant des actifs et en levant des capitaux.

Ce schéma impressionnant mutilerait les bénéfices des banques britanniques de 100 milliards de livres, dépassant considérablement celui de la crise de 2008. Nonobstant la brutalité de ce coup, le système bancaire résisterait et pourrait produire normalement. « Il aurait la capacité de continuer à faire des prêts », a indiqué Mark Carney.

Depuis six ans, les banques ont corrigé leurs bilans en vendant des actifs et en levant des capitaux. Elles possèdent de nos jours quatre fois plus d’actifs liquides a indiqué le gouverneur. « Le système bancaire est bien capitalisé » et la Banque d’Angleterre ne compte pas relever ses exigences, a-t-il poursuivi.

Les banques qui n’existe que peu au niveau international ont pour leur part réussit les tests brillamment. Cadrées sur le Royaume-Uni, Lloyds, Nationwide ou la succursale britannique de Santander n’étaient pas capables d’être trop affectées par une crise en provenance des pays émergents. Le plus étonnant c’est que, HSBC et Barclays ont réalisé de bons résultats également, tandis que ces deux institutions sont très bien installées en Asie, en Afrique, et sur les activités de marché.